Mémoire et langue : enseigner l’histoire de l’incorporation de force des Alsaciens-Mosellans

Le président de la République a rappelé en novembre 2024, à Strasbourg,  la nécessité de reconnaître l’histoire de l’incorporation de force des Alsaciens-Mosellans, et surtout de la transmettre : 


« Ces enfants d'Alsace et de Moselle furent capturés, habillés d'un uniforme qu'ils détestaient, au service d'une cause qui les faisait esclaves, instruments d'un crime qui les tuaient aussi, menacés de représailles s'ils tentaient de fuir. » Leur « tragédie doit être nommée, reconnue et enseignée, car elle est celle de la Nation ».


C’est dans cet esprit que j’ai sensibilisé le ministre de l’Éducation nationale à la mémoire des incorporés de force alsaciens et mosellans. Il a accueilli favorablement la perspective d’une inscription dans les programmes des collèges en cours de réexamen. Ne jamais oublier, c’est aussi transmettre.

Un autre sujet est également essentiel : l’apprentissage de l’allemand en France. En plein recul depuis plusieurs années, il constitue pourtant bien plus qu’une langue d’amitié : c’est aussi un véritable atout économique et professionnel.


Le ministre a partagé sa volonté de relancer pleinement cette dynamique, avec une campagne de communication en vue de la rentrée scolaire et un véritable travail de fond.


Brigitte KLINKERT 

Ancienne ministre

Députée du Haut-Rhin