Présentation de mon rapport sur la mission « Immigration, Asile et Intégration »

Mercredi 28 octobre, j’ai présenté, pour la troisième année consécutive, mon avis budgétaire sur les crédits de la mission « Immigration, Asile et Intégration » devant la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances pour 2027.
Dans un contexte de fortes contraintes budgétaires, j’ai rappelé la nécessité de donner à cette politique publique les moyens de son efficacité, en veillant à la bonne utilisation de l’argent public.
Le travail d’auditions mené ces derniers mois fait ressortir une double exigence : améliorer l’exécution des mesures d’éloignement des personnes qui n’ont pas vocation à demeurer sur notre territoire et accélérer les procédures d’examen des demandes d’asile.
Cela suppose notamment de poursuivre les efforts de réduction des délais d’instruction des demandes d’asile, de conforter les moyens consacrés à la lutte contre l’immigration irrégulière et de développer nos capacités de rétention administrative.
Cette année, la partie thématique de mon rapport a été consacrée au programme d’Accompagnement Global et Individualisé des Réfugiés (AGIR), qui facilite l’accompagnement et l’accès à l’emploi et au logement des réfugiés les plus vulnérables, bénéficiant de la protection internationale.
Si les premiers résultats sont encourageants, des améliorations restent nécessaires pour renforcer l’accompagnement de ces publics et mieux évaluer l‘efficacité du dispositif.
J’ai également souhaité insister sur un enjeu essentiel à la réussite de l’intégration : l’apprentissage de la langue française. La maîtrise du français constitue en effet une condition fondamentale de l’autonomie, de l’accès à l’emploi et de l'intégration durable dans notre société. C’est pourquoi j’ai tenu à rappeler la nécessité de préserver des cours de Français en présentiel, destinés aux étrangers primo-arrivants qui ne maîtrisent ni la lecture ni l’écriture.
